Euronews Travel & Tourism 2026 : vivez en direct le sommet du tourisme depuis Bruxelles

suivez euronews travel & tourism 2026 en direct depuis bruxelles et découvrez les échanges et tendances qui façonnent l’avenir du tourisme.

À Bruxelles, le Euronews Travel & Tourism Summit 2026 place l’avenir du voyage au centre des discussions. Depuis l’Albert Hall, responsables politiques, professionnels de l’industrie touristique et experts se retrouvent pour examiner une année marquée par les tensions géopolitiques, les perturbations aériennes et les épisodes météorologiques extrêmes. La conférence en direct promet des échanges concrets sur la manière de voyager, d’accueillir et de protéger les destinations dans un contexte qui change vite.

Au programme : les effets du changement climatique, la durabilité, la connectivité entre les régions et la gestion des flux de visiteurs. Des éclairages sur l’Azerbaïdjan, la Roumanie et les croisières complètent les débats, avec une idée qui revient en filigrane : le succès du tourisme ne se résume plus au nombre de personnes qui franchissent une frontière. Pour suivre les temps forts et les mises à jour du sommet du tourisme, garde cette page sous la main — les valises peuvent attendre quelques minutes. 🌍

Euronews Travel & Tourism Summit 2026 à Bruxelles : les débats à suivre en direct

Le secteur du voyage européen est réuni à l’Albert Hall, à Bruxelles, pour une journée de discussions consacrée aux évolutions qui façonnent les déplacements. Le sommet rassemble décideurs publics, responsables de destinations, entreprises et spécialistes : autant de points de vue nécessaires pour comprendre pourquoi une perturbation dans une région peut rapidement modifier les itinéraires bien au-delà de ses frontières.

Les bouleversements géopolitiques, la fermeture d’espaces aériens et les événements météorologiques extrêmes ont placé la résilience parmi les sujets prioritaires. Pour un voyageur, cela peut se traduire par un vol détourné, un train interrompu ou une destination qui adapte son accueil à une vague de chaleur. Pour les professionnels, ces imprévus imposent de mieux partager l’information et de préparer des solutions de rechange avant que le problème ne se transforme en casse-tête à l’aéroport.

Parmi les invités annoncés figure le Premier ministre albanais Edi Rama, qui doit échanger avec Maria Tadeo, journaliste d’Euronews. Eduardo Santander, directeur général de la European Travel Commission, apporte également son analyse des tendances et des défis associés à une saison estivale record en Europe. Ces interventions croisent les enjeux politiques avec des questions très concrètes : comment maintenir l’accessibilité des destinations, répartir les visiteurs et préserver l’expérience locale ?

Pour suivre les échanges, il vaut mieux distinguer les grands thèmes des annonces ponctuelles. Une table ronde sur la durabilité éclaire les choix à long terme, tandis qu’un entretien avec un responsable de destination révèle les priorités d’un pays ou d’une région. Cette lecture structurée permet aussi de repérer les mesures qui touchent directement les voyageurs : nouvelles liaisons, meilleure information en cas d’alerte ou incitations à découvrir des lieux moins fréquentés.

Le sommet du tourisme n’est donc pas seulement un rendez-vous institutionnel. Il sert de poste d’observation sur l’industrie touristique en 2026, à un moment où la demande demeure forte, mais où les conditions de déplacement deviennent moins prévisibles. Pour un itinéraireur fictif comme Lina, qui prépare un circuit mêlant train et avion, ces débats ne sont pas abstraits : ils peuvent déterminer la saison choisie, la durée d’une escale ou le plan prévu si une météo extrême bouleverse le programme. ✈️

Le fil conducteur de la journée est simple : rendre le voyage plus fiable sans le réduire à une suite de contrôles et de statistiques. Les échanges en direct permettent de voir comment les acteurs tentent de transformer des contraintes communes en décisions utiles, depuis la coordination des transports jusqu’à la protection des visiteurs. C’est cette articulation entre stratégie et expérience vécue qui donne tout son intérêt à la rencontre bruxelloise.

Les enjeux du tourisme 2026 derrière les échanges bruxellois

La saison record évoquée par les intervenants pose une question essentielle : comment accueillir davantage de voyageurs sans saturer les mêmes lieux et les mêmes infrastructures ? Une destination très populaire peut afficher des chiffres impressionnants tout en faisant face à des logements sous pression, à des transports débordés et à des habitants qui ne profitent pas toujours des retombées. À l’inverse, une région moins connue peut manquer de liaisons et de visibilité, même si elle dispose d’un patrimoine remarquable.

Les débats d’Euronews s’intéressent ainsi à l’équilibre entre croissance et qualité. Un séjour plus long, mieux réparti sur l’année et associé à des activités locales peut parfois apporter davantage qu’une succession de visites éclair. Pour Lina, cela signifie envisager une étape supplémentaire dans une petite ville plutôt que de concentrer tout son voyage sur une capitale déjà très fréquentée.

Une conférence en direct permet aussi de confronter les ambitions aux obstacles : les investissements prennent du temps, les transports ne s’améliorent pas partout au même rythme et les crises ne s’arrêtent pas aux limites administratives. Pourtant, mieux coordonner les acteurs reste une piste concrète. Les discussions de Bruxelles invitent à suivre ces arbitrages, car ils dessinent la manière dont l’Europe accueillera les voyageurs dans les prochaines années.

Les sujets abordés ne concernent donc pas uniquement les professionnels. Ils aident aussi à comprendre pourquoi une destination change sa stratégie, pourquoi une liaison est mise en avant ou pourquoi certaines périodes deviennent moins adaptées à un séjour. Le premier enseignement à retenir est que le tourisme 2026 se joue autant dans la préparation des territoires que dans le choix individuel de chaque voyageur.

Tourisme durable en Europe : s’adapter au climat sans freiner les déplacements

La durabilité occupe une place centrale au sommet, parce qu’elle touche simultanément l’environnement, l’économie et la vie quotidienne des habitants. Andreea Stăjcu, responsable du secteur du tourisme à la direction générale MOVE de la Commission européenne, souligne que de nombreux voyageurs souhaitent des options plus durables, comme le vélo ou les trains de nuit. Pour que cette envie devienne un choix réaliste, il faut toutefois des liaisons pratiques, des horaires compréhensibles et des correspondances qui ne ressemblent pas à une épreuve d’orientation.

La députée européenne Nikolina Brnjac rappelle que la durabilité ne se limite pas à réduire les émissions. Elle doit aussi prendre en compte la dimension sociale et la viabilité économique. Un train desservant une région rurale peut ainsi faciliter les déplacements des visiteurs tout en étant utile aux habitants, à condition que le service soit régulier et que les gares soient reliées aux villages alentour. Le tourisme durable fonctionne mieux lorsqu’il améliore la vie locale au lieu de créer une infrastructure réservée aux vacances.

Le climat, lui, bouleverse déjà les conditions de déplacement. Eduardo Santander décrit les rails qui se déforment sous une chaleur intense et les bateaux fluviaux empêchés de naviguer lorsque le niveau de l’eau devient trop bas. Ces exemples montrent que les effets du réchauffement ne concernent pas seulement le confort sur place : ils peuvent couper une liaison, retarder un circuit et fragiliser les entreprises qui dépendent d’une saison précise.

Les « coolcations », séjours recherchés dans des lieux plus frais, illustrent cette adaptation des comportements. Des voyageurs qui partaient traditionnellement vers le sud au cœur de l’été regardent désormais davantage les régions tempérées ou les périodes moins chaudes. Pour Lina, décaler son départ au printemps ou choisir une étape en altitude peut améliorer le confort du séjour, mais aussi répartir la fréquentation sur une période moins intense.

Cette évolution impose de préparer les destinations de manière coordonnée. Les alertes météo, les solutions de transport de remplacement et les informations accessibles aux visiteurs sont particulièrement utiles lors d’un épisode extrême. Les données partagées entre pays peuvent contribuer à anticiper les risques, mais elles doivent être accompagnées de messages clairs : une notification incompréhensible n’aide personne à trouver le bon quai, même si elle arrive à la vitesse de l’éclair. 🌱

La résilience, un nouvel atout pour les destinations

La question de l’abordabilité est directement liée à ces changements. Santander estime que les voyages deviennent plus coûteux, notamment lorsque les conditions climatiques et les perturbations compliquent les opérations. Une destination résiliente doit donc protéger ses infrastructures tout en évitant que les frais supplémentaires soient intégralement reportés sur les voyageurs ou les habitants.

Le débat sur les flux touristiques complète cette réflexion. Nikolina Brnjac insiste sur le fait que le problème n’est pas nécessairement le nombre de visiteurs, mais la façon dont ils sont répartis et accompagnés. Réserver un créneau, promouvoir des itinéraires alternatifs et renforcer les transports collectifs peuvent limiter la concentration dans les quartiers les plus populaires, tout en apportant des retombées à d’autres secteurs de la destination.

Pour une entreprise hypothétique de circuits à vélo, par exemple, travailler avec une gare locale et des hébergements de plusieurs villages peut créer un itinéraire moins dépendant d’un seul point d’accès. Ce modèle ne supprime pas les contraintes, mais il offre plus de souplesse si une route est fermée ou si la chaleur rend une étape trop pénible. La préparation devient alors une composante de l’accueil, et non une simple réponse de dernière minute.

Le tourisme durable demande ainsi des choix mesurables : transports collectifs plus accessibles, saisonnalité mieux gérée, protection des milieux naturels et bénéfices mieux partagés. Il ne s’agit pas de demander à chacun de renoncer au voyage, mais de concevoir des séjours qui laissent une contribution positive. La résilience climatique n’est plus un supplément de communication : elle devient une condition de fonctionnement pour les destinations européennes.

Cette évolution se reflète aussi dans les façons de préparer une escapade. Les itinéraires à parcourir en train en France donnent un aperçu du potentiel des déplacements ferroviaires lorsqu’ils deviennent une partie agréable du voyage, et non un simple transfert. Au sommet, la question suivante se dessine naturellement : comment faire connaître les lieux moins visités, sans les transformer à leur tour en nouveaux foyers de saturation ?

Azerbaïdjan et Roumanie : découvrir les destinations au-delà des capitales

Deux échanges consacrés à l’Azerbaïdjan et à la Roumanie illustrent une priorité partagée : encourager les visiteurs à dépasser les itinéraires les plus évidents. Florian Sengstschmid, directeur général de l’Azerbaijan Tourism Board, estime que le Caucase du Sud reste méconnu des voyageurs internationaux. Son invitation consiste à ne pas limiter le séjour à Bakou, mais à explorer aussi les paysages de montagne, les villages anciens et les traces de la Route de la soie.

Cette proposition change la manière de construire un itinéraire. La capitale peut servir de porte d’entrée, puis le voyage se poursuivre dans les vallées et les régions rurales, où le patrimoine se découvre à un autre rythme. Les sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et les traditions locales donnent des repères, mais l’expérience dépend aussi de la possibilité de rejoindre ces lieux et d’y séjourner suffisamment longtemps.

La connectivité fait donc partie de la stratégie. À partir de mai 2027, Bruxelles doit bénéficier de quatre vols hebdomadaires vers Bakou, une évolution annoncée qui peut faciliter la préparation d’un séjour. Elle ne garantit pas à elle seule que les visiteurs s’aventureront au-delà de la capitale : les correspondances intérieures, l’information disponible et l’offre d’hébergement dans les régions comptent tout autant.

Sengstschmid met également en avant les retombées pour les habitants. Dans certains villages, les investissements touristiques ont contribué à lancer des activités et à faire revivre des métiers traditionnels. Cet exemple souligne une nuance importante : développer le tourisme ne consiste pas seulement à faire monter les arrivées. La durée des séjours, les dépenses réalisées localement et la continuité des emplois disent aussi quelque chose de la qualité du modèle.

La Roumanie présente une démarche comparable. Dan-Adrian Pop, secrétaire d’État chargé du tourisme, invite les voyageurs à aller au-delà de Bucarest et cite le tourisme rural, thermal et d’aventure. Les Carpates, les itinéraires de randonnée et les rencontres avec les habitants composent une offre très différente d’un simple week-end urbain. Certains parcours s’étendent sur environ 1 000 kilomètres du nord au sud : de quoi prévoir des chaussures confortables et ne pas sous-estimer la taille du sac à dos. 🥾

Pop affirme que le pays est sûr pour les visiteurs et souligne que sa proximité avec le conflit en Ukraine ne doit pas faire oublier la diversité des régions roumaines. Il reconnaît cependant des limites d’infrastructure dans certains secteurs et une saison estivale plus courte que dans d’autres pays européens. Cette transparence est utile : elle aide à préparer les déplacements en tenant compte des réalités plutôt que de promettre un itinéraire sans aucun imprévu.

Le tourisme local, une façon de prolonger le séjour

Pour ces destinations, inviter à rester plus longtemps revient à proposer davantage qu’une liste de monuments. Un séjour peut associer une journée de visite, une nuit dans une petite ville et une activité guidée par des habitants. Les entreprises locales, les artisans et les hébergements familiaux profitent alors d’une présence plus durable que celle d’un groupe qui repart après quelques heures.

Le rôle des communautés est au cœur du discours roumain. Pop décrit les habitants comme des ambassadeurs capables de recommander des lieux adaptés aux visiteurs et de partager leur connaissance du territoire. Cette relation transforme l’itinéraire : au lieu de suivre seulement les points les plus photographiés, le voyageur découvre une région à travers ses marchés, ses sentiers et les histoires de ceux qui y vivent.

L’Azerbaïdjan fait face au même défi de répartition entre sa capitale et les régions. Si les liaisons progressent, les destinations rurales devront aussi organiser l’accueil, préserver leur patrimoine et éviter une croissance trop rapide. Un village ne gagne pas automatiquement à recevoir plus de visiteurs s’il ne dispose pas d’eau, de transports ou de services adaptés. La qualité du développement se mesure donc à la capacité de préparer le territoire avant de le promouvoir massivement.

Pour bâtir un circuit, Lina pourrait combiner quelques jours à Bucarest avec une étape de randonnée et un séjour thermal, ou commencer à Bakou avant de rejoindre une région de montagne. Ces choix demandent davantage de préparation qu’un itinéraire centré sur une seule ville, mais ils rendent le voyage plus varié et augmentent les chances de retombées locales. Une sélection de conseils pour découvrir l’Albanie peut aussi inspirer une réflexion plus large sur l’essor des destinations balkaniques et la manière de voyager au-delà des classiques.

Le message de ces deux pays rejoint ainsi celui du sommet : la croissance gagne à être accompagnée par des connexions fiables, des séjours plus longs et une participation réelle des communautés. Une destination moins connue ne devient pas intéressante uniquement parce qu’elle est nouvelle ; elle le devient lorsque le visiteur peut la découvrir avec respect et que ses habitants en tirent un bénéfice tangible.

Industrie des croisières : nouveaux voyageurs, ports moins fréquentés et transition verte

Le secteur des croisières cherche à attirer un public plus jeune et à répondre aux questions sur son empreinte environnementale. Gianni Onorato, directeur général de MSC Cruises, explique que le profil des passagers a évolué au fil de ses quatre décennies dans l’industrie. Il situe aujourd’hui l’âge moyen entre 35 et 54 ans et observe la présence de nombreuses familles, un changement qui contribue, selon lui, à assurer le renouvellement du public.

Les compagnies défendent également leur apport économique. Onorato cite une contribution annuelle de 65 milliards d’euros à l’économie européenne et 45 000 emplois permanents liés aux croisières. Ces chiffres décrivent l’importance du secteur, mais ne règlent pas à eux seuls la question de son impact dans les ports. Les retombées dépendent aussi des dépenses effectuées sur place, des services mobilisés et de la manière dont les escales s’intègrent à la vie quotidienne des villes.

La diversification des itinéraires est l’une des pistes avancées pour répondre au surtourisme. Au lieu de concentrer les escales sur les lieux les plus célèbres, les compagnies peuvent travailler avec des autorités locales pour promouvoir des ports moins fréquentés. Onorato cite Syros, dans les Cyclades, à proximité de Santorin et de Mykonos. Une telle option peut mieux répartir les visiteurs, à condition que l’accueil, les transports et les activités proposés suivent le rythme de cette nouvelle fréquentation.

Les croisières peuvent également soutenir des voyages hors de la haute saison estivale. Les navires se déplacent entre plusieurs destinations et peuvent adapter certains parcours aux conditions météorologiques. Cette souplesse ne supprime pas les risques liés au climat, mais elle offre une possibilité de diversification. Pour les ports, accueillir des passagers à différentes périodes peut prolonger l’activité, soutenir les commerces et réduire la dépendance à quelques semaines de forte affluence.

Le volet environnemental reste cependant un enjeu de fond. Onorato affirme que MSC a diminué ses émissions de près de 42 % par rapport à son niveau de référence de 2008, et que l’entreprise est en avance sur son échéance de 2030. Il souligne aussi un obstacle majeur : les carburants plus propres doivent être disponibles à grande échelle pour que les objectifs annoncés puissent s’appliquer à davantage de navires.

Le dirigeant anticipe enfin l’arrivée de nouveaux segments, notamment les voyageurs en solo et les familles réunissant plusieurs générations. Ce changement peut élargir la gamme des offres, mais il incite aussi à repenser les services à bord et à terre. Le succès ne se mesurera peut-être plus uniquement au nombre de passagers, mais à la qualité de l’expérience et à la contribution apportée aux communautés qui accueillent les navires. 🚢

Mesurer l’impact au-delà du nombre de passagers

Un port moins connu ne peut pas être présenté comme une solution automatique au surtourisme. Il faut évaluer la capacité des rues, des transports et des sites visités, puis organiser les excursions avec les acteurs locaux. Si plusieurs groupes débarquent au même endroit à la même heure, le problème de concentration se déplace simplement d’une île célèbre vers une autre moins préparée.

La planification peut au contraire créer des occasions utiles. Des visites réparties dans le temps, des parcours guidés par des entreprises locales et des escales pendant la basse saison donnent aux habitants davantage de contrôle sur l’accueil. Cette méthode aide aussi les voyageurs à découvrir des lieux qui ne sont pas réduits à une halte express pour prendre une photo avant de remonter à bord.

La transition énergétique requiert, elle, une coordination dépassant les frontières d’une compagnie. Les carburants alternatifs, les infrastructures portuaires et les règles environnementales demandent des investissements conjoints. Tant que l’offre de carburants plus propres demeure limitée, les objectifs de réduction ne peuvent pas reposer sur les seules intentions : les solutions doivent être disponibles, abordables et compatibles avec les opérations maritimes.

Le débat du sommet pousse ainsi à examiner plusieurs indicateurs ensemble : émissions, emplois, retombées locales, saisonnalité et qualité de l’accueil. Aucun chiffre isolé ne raconte toute l’histoire. Une industrie touristique plus responsable doit pouvoir expliquer non seulement combien de personnes elle transporte, mais aussi comment ses activités façonnent les lieux traversés.

Pour le voyageur, la décision peut commencer par des questions simples : quelle est la durée de l’escale, comment les excursions sont-elles organisées, et les prestataires locaux en bénéficient-ils ? Ces critères n’effacent pas les enjeux structurels, mais ils rendent le choix plus éclairé. Le débat sur les croisières illustre finalement un principe plus large du sommet : l’expérience de voyage et la contribution au territoire doivent avancer ensemble.

Connectivité et coopération européenne : voyager entre régions plutôt qu’entre frontières

Une autre piste évoquée à Bruxelles consiste à présenter l’Europe centrale comme un espace de voyage interconnecté plutôt que comme une suite de destinations séparées. Olivér Csendes, président de la Hungarian Tourism Agency, défend les collaborations qui mettent en valeur des régions et des modes de vie au-delà des limites nationales. Pour le visiteur, cette approche peut rendre possibles des itinéraires combinant plusieurs pays sans multiplier les déplacements compliqués.

La proximité géographique de nombreuses capitales facilite les circuits multi-pays. Csendes rappelle qu’une courte distance peut suffire pour franchir plusieurs frontières en Europe centrale. Le Danube constitue un exemple parlant : il relie des territoires et des cultures, et pourrait être davantage intégré aux expériences proposées aux visiteurs. Le fleuve n’est pas seulement un décor de carte postale ; il raconte aussi une histoire de circulation, d’échanges et de liens entre les communautés.

Cette idée rejoint la tendance du « trip-maxxing », qui consiste à optimiser un voyage en regroupant plusieurs découvertes dans une même escapade. Mais un itinéraire riche ne doit pas devenir une course contre la montre. Si Lina traverse trois villes en deux jours, elle risque de collectionner les gares sans vraiment rencontrer les lieux. Des horaires cohérents, des trajets ferroviaires fiables et une nuit supplémentaire dans une étape peuvent rendre le parcours plus agréable et mieux répartir les retombées.

La coopération ne concerne pas uniquement la promotion. Csendes évoque l’intérêt de l’espace européen de données pour le tourisme, qui peut aider à mieux comprendre les flux de visiteurs, à protéger les voyageurs et à diffuser des alertes en cas de danger, notamment lors d’incendies ou d’épisodes météorologiques extrêmes. Des informations fiables, accessibles aux bons acteurs, rendent les décisions plus rapides et les réponses plus coordonnées.

Les échanges sur le transport abordent aussi les obstacles rencontrés par les voyageurs entre l’Europe et les États-Unis. L’ambassadeur américain en Belgique, Bill White, a critiqué les files d’attente à l’aéroport de Bruxelles et annoncé avoir obtenu l’accord du président Donald Trump pour permettre aux citoyens belges de demander l’accès au programme Global Entry. Le dispositif, destiné aux voyageurs internationaux préapprouvés, vise à accélérer certaines formalités d’entrée aux États-Unis ; l’annonce met en lumière l’importance des démarches administratives dans l’expérience du voyage.

Ce type de facilité ne remplace pas les améliorations nécessaires dans les aéroports, mais rappelle que la connectivité dépend autant des formalités que des avions ou des trains. Un déplacement fluide suppose des infrastructures capables d’absorber la demande et une information compréhensible avant le départ. Pour les voyageurs, ces détails peuvent faire la différence entre un transit sans stress et une longue attente qui transforme la salle d’embarquement en salon d’observation des valises. 🧳

Les leviers pratiques pour un voyage mieux organisé

Les discussions de Bruxelles permettent de retenir plusieurs réflexes utiles lorsqu’on prépare un séjour européen. Il ne s’agit pas d’une liste de règles rigides : les besoins varient selon la saison, le mode de transport et les destinations choisies. Mais quelques habitudes aident à rendre un itinéraire plus souple et à soutenir une meilleure répartition des visiteurs.

  • 🚆 Comparer les trajets avant de réserver : un train de nuit ou une liaison ferroviaire peut remplacer un vol intérieur, si les horaires et les correspondances conviennent réellement à ton parcours.
  • 🗺️ Ajouter une étape moins fréquentée : une ville secondaire ou une région rurale peut enrichir le séjour, à condition de vérifier les transports et les services disponibles.
  • 🌦️ Prévoir une solution de rechange : en période de chaleur, d’incendie ou de perturbation aérienne, les alertes officielles et les options alternatives deviennent essentielles.
  • 🏡 Prolonger le séjour quand c’est possible : rester une nuit de plus permet souvent de découvrir davantage et de répartir les dépenses entre plusieurs commerces locaux.
  • 🤝 Choisir des prestataires ancrés sur place : guides, hébergements et activités locaux contribuent à faire bénéficier les communautés des retombées du voyage.

Ces choix s’accordent avec l’idée d’une Europe vécue comme une destination commune. Ils demandent toutefois une coopération concrète entre transporteurs, collectivités et acteurs du tourisme. La qualité des données, la coordination des alertes et la continuité des liaisons restent des conditions indispensables pour transformer une carte séduisante en itinéraire réellement praticable.

Le sommet de Bruxelles met donc en évidence un changement de perspective : voyager mieux ne signifie pas nécessairement parcourir plus de kilomètres ou accumuler les étapes. Cela peut vouloir dire choisir un rythme plus réaliste, mieux répartir les visites et comprendre comment les destinations sont reliées entre elles. À l’échelle européenne, c’est cette alliance entre mobilité, information et coopération qui peut rendre le tourisme plus accessible et plus résilient.

Les échanges entre responsables politiques et professionnels montrent enfin que les décisions prises loin des gares et des aéroports ont des conséquences très concrètes sur les voyages. Une meilleure coordination des données peut améliorer la sécurité ; une nouvelle liaison peut ouvrir l’accès à une région ; une politique de durabilité peut soutenir les transports collectifs. Le fil rouge reste le même : organiser le mouvement des visiteurs sans perdre de vue les territoires qui les accueillent.

Questions pratiques sur le Euronews Travel & Tourism Summit 2026

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Où se tient le Euronews Travel & Tourism Summit 2026 ?

Le sommet se déroule à l’Albert Hall, à Bruxelles. Euronews propose des interviews, des tables rondes et des débats consacrés à l’avenir du voyage et du tourisme en Europe.

Quels sujets sont abordés pendant le sommet du tourisme ?

Les discussions portent notamment sur le tourisme durable, les effets du changement climatique, la connectivité, la gestion des flux de visiteurs, les croisières et les retombées pour les communautés locales.

Quelles destinations sont mises en avant durant les échanges ?

Les interventions présentent notamment l’Azerbaïdjan, avec une invitation à découvrir les régions au-delà de Bakou, et la Roumanie, qui met en avant ses campagnes, ses thermes et ses itinéraires de randonnée au-delà de Bucarest.

Comment suivre les temps forts de la conférence en direct ?

Cette page rassemble les mises à jour et les principaux échanges du sommet. Les vidéos et les contenus Euronews intégrés permettent également de retrouver les discussions consacrées aux enjeux du tourisme 2026.

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